Le citoyen russe Sergueï Malinka entendu mercredi par la police en qualité de témoin dans l'affaire de la disparition de la petite Britannique Maddie dans le sud du Portugal, a affirmé jeudi son innocence. Je suis "complètement" innocent, a-t-il déclaré à la presse, devant l'immeuble où il réside à Praia da Luz, station balnéaire à 300 km au sud de Lisbonne, d'où Madeleine "Maddie" McCann a disparu le 3 mai dernier.
"J'ai investi sept années de ma vie dans ce pays pour essayer de m'en sortir et en une heure tout s'est effondré", a-t-il ajouté. Depuis le début de l'enquête sur la disparition de la fillette, la Police judiciaire (PJ) privilégie la piste d'un enlèvement, sans pour autant écarter d'autres hypothèses.
Perquisition à son domicile
Le Russe a été entendu en qualité de témoin pendant plusieurs heures dans les locaux de la Police judiciaire (PJ) à Portimao a indiqué Olegario Sousa, le porte parole de la PJ sur place, à l'agence de presse Lusa. L'enquête se poursuit "activement" et peut évoluer à tout moment, a-t-il ajouté. Mercredi les enquêteurs avaient perquisitionné l'appartement où Sergueï Malinka vit avec ses parents et saisi du matériel informatique. Selon la presse Malinka, un informaticien originaire de Moscou, aurait créé le site internet de l'agence immobilière de Robert Murat, un Britannique de 33 ans dont la mise en examen a été annoncée mardi par la PJ.
Recherches élargies
Par ailleurs, les parents de Maddie vont élargir la campagne de recherches à toute l'Europe, a affirmé jeudi leur porte-parole Michael Wright à Praia da Luz, 300 km au sud de Lisbonne. "Si Madeleine n'est pas au Portugal, nous voulons être sûr qu'on puisse voir son visage aux quatre coins de l'Europe. Cela ne peut qu'aider", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse, deux semaines après la disparition de la fillette d'un complexe hôtelier de cette station balnéaire. M. Wright, un proche des parents, Jerry et Kate McCann, qui s'exprimait en leur nom, a indiqué que le site lancé la veille par la famille pour recevoir des informations et recueillir des fonds afin d'aider aux recherches a déjà reçu cinq millions de visites.
Des offres de dons ont été reçues de la part de simples particuliers,